Accompagner les collaborateurs vers la mobilité interne

Capitaliser sur les richesses humaines

Le projet de mobilité interne d’un collaborateur s’inscrit dans une logique de co-construction avec la direction des ressources humaines. Outre les compétences techniques, la motivation, le recul et la projection sur le poste envisagé sont des éléments déterminants d’une mobilité interne.

Amelie Vaure
En créant des opportunités d'évolution en interne pour les collaborateurs du Fonds de Garantie, CAP 2020 a fortement contribué à faire de 2017 une année phare en matière de mobilité. Elle est soutenue par la Direction Générale qui encourage le développement des compétences des collaborateurs et leur accompagnement.”
Amélie Vaure, responsable recrutement, formation et gestion des carrières

Le Fonds de Garantie accompagne le développement des collaborateurs par le biais d’un plan de formation ambitieux : plus de 6 000 heures ont été déployées au titre de la formation professionnelle en 2017, soit 2,5 jours de formation par collaborateur en moyenne, ou 2,75% de sa masse salariale.

de 20 postes pourvus par une mobilité interne en 2017

Dans cette logique de développement individuel et collectif, le Fonds de Garantie incite les salariés à être moteur de leur évolution et de leur parcours professionnel. Dendo Azema, ancienne responsable de service au recouvrement amiable, a pris l’initiative d‘effectuer un bilan de compétences afin de préciser son projet déjà mûrement réfléchi. Elle a eu confirmation de la voie dans laquelle elle souhaitait s’engager : le crédit management. Le Fonds de Garantie a ensuite accompagné son projet professionnel en finançant sa formation au sein de l’organisme AFDCC (Association des crédits managers), lui permettant d’évoluer sur une création de poste CAP 2020 d’analyste extra-financier. Dendo participe désormais au renforcement de la politique d’investissement responsable de l’entreprise.

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Dendo Azema, analyste extra-financier ISR

De l’indemnisation des victimes aux investissements socialement responsables : le parcours de Dendo Azema

Diplômée d’un master de Droit et d’une école de commerce à Paris, Dendo a débuté sa carrière en tant que manager de proximité dans un service recours au sein d'une banque. Elle rejoint le Fonds de Garantie en 2009, au moment de la création du Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions (SARVI), pour mettre en place une équipe, assurer le recrutement, la formation, le développement des process et de la stratégie. Depuis 2015, elle travaille au rapprochement des équipes du SARVI avec le service du recours, où elle a été manager pendant deux ans.

Récit d'une transition

"En 2016, après 7 ans au recours amiable, j’ai eu envie de faire autre chose : je sentais que je ne m’épanouissais plus totalement. J’ai fait part à mon responsable de mon désir de changer de service et de m’orienter vers de l’analyse financière. Avec l’accord et le soutien de ma hiérarchie et de la direction des ressources humaines, nous avons élaboré un parcours de formation. Étant diplômée d’une école de commerce, certaines bases étaient déjà acquises, pour moi ! J’ai alors commencé à suivre une formation en crédit management pendant six mois, à raison d'un jour par semaine, puis 1 à 2 jours par semaine pendant les trois derniers mois. J’ai passé mon examen et la soutenance en novembre pour obtenir l'équivalence d'un Master en crédit management."

L'accompagnement de la hiérarchie et des ressources humaines

"Être en formation un à deux jours par semaine pendant plusieurs mois, ce n’est pas rien ! Avec mon responsable, nous avons aménagé mon temps de travail. À l'écoute, disponibles, les ressources humaines m’ont aussi bien accompagnée dans cette transition, notamment en participant à l’identification d’une formation correspondant parfaitement à mes attentes."

Nouvelle fonction, nouvelles missions

"Mes nouvelles fonctions s’inscrivent dans le cadre du projet d’entreprise CAP 2020, sur le volet "performance économique" consistant à revoir notre stratégie d’investissements et à intégrer les critères environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance dans nos choix d’investissement. Nous sommes en cours de rénovation de la gestion des actifs aussi par exemple : nous avons exclu de notre périmètre d’investissement les entreprises qui produisent de l’alcool, facteur aggravant des accidents de la circulation, du charbon, une des énergies fossiles les plus contributrices au réchauffement climatique. À l’inverse, nous privilégions les investissements qui ont un impact environnemental ou social positif. J’ai d’ailleurs suivi une formation complémentaire au début de ma prise de poste pour mieux connaître ce domaine. Pour la première fois, nous avons estimé l’empreinte carbone de nos investissements et analysé l’impact environnemental et social de notre portefeuille : notre portefeuille d’actifs a une exposition carbone de 289,9 tonnes de CO2 par millions d’euros de PIB contre 403 tonnes pour la moyenne de l’Union Européenne."

Un an après la prise de fonction, le temps d'un (premier) bilan

"Ce "nouveau" métier est en grande mutation, avec de nouveaux secteurs d’investissements peu connus et des règlementations en évolution. La formation en matière de finance verte est un sujet primordial, je projette de préparer un MBA en management de la Responsabilité Sociétale et Environnementale (RSE) et performance des organisations dans le cadre du parcours du Compte Personnel de Formation (CPF). En plus de mes missions au quotidien, je représente le Fonds de Garantie au sein du groupe de travail sur les fonds d’investissements responsables (FIR), dont la mission est de promouvoir auprès de toutes les institutions la mise en place de politiques d’investissements responsables. Je participe également à la rédaction d’un guide sur les risques de transition, au sein d'un groupe de travail de la Fédération Française de l’assurance (FFA), et échange beaucoup avec des sociétés spécialisées dans les investissements responsables. Intellectuellement, ce sont autant de challenges, qui me donnent également le sentiment d'être utile à la société. J'ai retrouvé un épanouissement dans ce changement de carrière !"

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