Le Fonds de Garantie se transforme

Impulsée en septembre 2016 par le Directeur Général, la démarche de transformation du Fonds de Garantie est aujourd’hui pilotée et animée par une Direction de la Transformation et du Numérique. A sa tête, Mamadou Guèye, précédemment en charge au sein des services du Premier ministre, de l’accompagnement des projets de transformation dans les administrations.

Transformation digitale et innovation, 3 questions à Mamadou Guèye

Mamadou-gueye
L’année 2017 a constitué une année d’expérimentation.”
Mamadou Guèye, Directeur de la Transformation et du Numérique

Quels sont les chantiers phares de cette transformation opérée par le Fonds de Garantie ?

Mamadou : "Le parti pris de notre projet d’entreprise est clair : l’excellence au service des victimes. Nous souhaitons aller vers plus d’accompagnement des victimes dans le cadre de leur processus d’indemnisation. Cet accompagnement renforcé implique d’aller au-devant des victimes afin de mieux comprendre leurs besoins. Pour cela, l’année 2017 a constitué une année d’expérimentation. Des premiers services ont pu être testés pour aider de plus en plus de victimes dans leur processus de reconquête de l’autonomie. Il s’est donc agi de leur permettre d’accéder, par exemple, à des aménagements d’espaces en se basant sur l’accompagnement déjà renforcé que le Fonds propose aux victimes les plus lourdement touchées. De même, la facilitation du retour ou de l’accès à l’emploi est un enjeu fort pour lequel un dispositif est actuellement testé.
La qualité de service passe également par la possibilité, pour ceux qui le souhaitent, de mobiliser des dispositifs numériques. Cette année, nous expérimentons ainsi le renforcement de la relation numérique avec les victimes. Cela passe, notamment, par le dépôt en ligne des dossiers et le suivi d’avancement du processus d’indemnisation pour les personnes qui bénéficient du service d’aide au recouvrement (SARVI). Sur ces chantiers numériques, nous veillons particulièrement à l’association de nos partenaires, notamment les associations d’aide aux victimes. Mais leur rendre service, c’est aussi maximiser l’impact de nos actions exercées contre les auteurs d’infractions, qui, bien plus qu’un levier de financement, revêtent un enjeu sociétal majeur en matière de réparation. C’est dans cette perspective que nous avons revu, cette année, notre stratégie de recouvrement."

Stratégie numérique / innovation : 3 projets clés

  • Accompagnement renforcé sur un périmètre plus large de victimes
  • Appui des victimes dans la démarche de retour à l’emploi
  • Service en ligne pour le dépôt des dossiers d’aide au recouvrement des victimes

Pourquoi avoir fait le choix de la création d’une direction dédiée à la transformation et au numérique ?

Mamadou : "La création de cette direction répond à une volonté forte d’intégrer les transformations à conduire dans la réalité de l’activité des collaborateurs. CAP 2020 est un projet conséquent dont l’impact s’inscrit dans la durée. Il comporte à la fois des enjeux de réponse aux évolutions de l’environnement du Fonds de Garantie mais aussi de refonte de nos modes de fonctionnement interne. Mener à bien notre projet d’entreprise, ce n’est pas seulement mettre en œuvre l’ensemble de nos chantiers, mais avant tout s’appuyer sur les collaboratrices et collaborateurs au plus près des sujets et renforcer la diffusion de la culture de l’innovation au service de l’efficacité des réponses apportées aux victimes.
En effet, orienté vers les victimes, notre projet d’entreprise est l’occasion de rénover nos modes de fonctionnement, favoriser la transversalité, développer le travail en mode "projet" et renforcer nos pratiques managériales. Afin de permettre aux managers d’accompagner le changement, nous souhaitons privilégier une logique de parcours de développement managérial, professionnel et personnel de nos collaborateurs. Cela se traduit par un chantier sur les parcours métier que nous voulons mettre en place pour les collaborateurs et les plans de renforcement des compétences."

En quoi consistent les "Rencontres de l'innovation", mises en place depuis 2017 par le Fonds de Garantie ?

Mamadou : "Il s’agit de rencontres régulières organisées avec des experts, grands témoins et partenaires externes, invités à partager leur regard sur des sujets à fort enjeu liés à nos activités. Ces rencontres ont pour but de développer l'ouverture sur l'extérieur et de bénéficier de visions d'acteurs dont les expériences peuvent entrer en résonnance avec nos missions. La première intervention a porté sur le thème de la justice prédictive.
Ces conférences, qui se poursuivent en 2018, ont permis d’ouvrir d’autres sujets comme les impacts possibles des véhicules autonomes sur notre activité, les innovations en matière de prothèses ou encore l’appréhension du syndrome du "bébé secoué" et ses enjeux en termes d’indemnisation et de prévention.
Dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet de transformation, il est important d’être à l’écoute des évolutions de l’environnement. C’est l’occasion de prendre du recul sur nos sujets portés au quotidien et d'inspirer des évolutions de nos pratiques."

Portail du SARVI, dédié aux victimes pour le dépôt de leurs dossiers. Actuellement en cours de test, avec plusieurs associations d’aide aux victimes.

Portail du SARVI

Au service de la transformation du Fonds de Garantie

Virginie Lambre
J'ai eu envie de contribuer à des projets de transformation à taille humaine dont le bénéfice peut être rapidement perceptible pour les victimes."
Virginie Lambre, responsable projet transformation depuis avril 2017

Juriste de droit public de formation, Virginie a travaillé huit ans dans la conception et la mise en œuvre de projets de transformation au sein du Secrétariat Général pour la Modernisation de l’Action publique.

"J'ai rejoint le Fonds de Garantie en 2017 pour appuyer la conception et la mise en œuvre du projet d'entreprise. Issue d'une formation de juriste publiciste et après 8 années passées au sein du Secrétariat Général pour la Modernisation de l'Action Publique (SGMAP), j'ai eu envie de contribuer à des projets de transformation à "taille humaine", dont le bénéfice peut être rapidement perceptible pour les victimes.

2017 a constitué une année de structuration et d'expérimentation. Elle nous a permis de partager la vision avec l'ensemble des collaborateurs, de définir les contours de nos principaux chantiers et d'engager les premiers travaux. Mes plus grandes satisfactions sur cette année passée concernent à la fois la méthode et les résultats.

Nous avons mis en place une démarche collective dans laquelle la Direction de la Transformation et du Numérique intervient en appui des managers et des équipes pour la mise en œuvre opérationnelle de projets fortement co-construits. Il s'agit d'un travail partenarial qui s'appuie sur des responsables de projets, tous issus du métier, et dédiant du temps à l'amélioration des modes de fonctionnement et de la qualité de service.

Grâce à l'engagement des collaborateurs, nous avons ainsi lancé deux expérimentations à fort impact pour les victimes : les rencontres sur le terrain pour mieux comprendre leurs besoins et la possibilité de déposer leur dossier en ligne. Sur ces deux projets, les retours sont très positifs ! Cela nous permet d'envisager leur généralisation sur 2018."

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