Les associations des victimes

Avec les associations : accompagner, ensemble, la victime

En pole position pour renseigner les victimes désemparées sur la marche à suivre administrative, juridique et médicale après une agression, un vol, un accident de la circulation ou un attentat, les associations jouent un rôle capital dans la chaîne de solidarité qui se crée et se déploie pour accompagner la victime dans son parcours de reconstruction. Le Fonds de Garantie a à cœur d’entretenir très en amont des relations partenariales étroites avec les diverses structures associatives maillant le territoire.

Le Fonds de Garantie s’inscrit en complémentarité de leurs actions. Dans leur diversité, ces associations partagent un objectif commun : prendre en charge avec humanité et efficacité toutes les victimes, qu'elles œuvrent :

  • pour les victimes d’actes de terrorisme, comme la Fenvac, l’AFVT, Life for Paris, 13onze15 Fraternité-Vérité ou encore Promenade des anges;
  • ou pour l'ensemble des victimes, comme la Fédération France Victimes ;
  • pour les victimes d’accidents de la circulation, comme la Prévention Routière, Wimoov, Campus.

Entretien avec Jérôme Bertin, directeur général de France Victimes

J. Bertin
Un travail collaboratif... dans la durée.”
Jérôme Bertin, Directeur général de France Victimes

Qui est France Victimes ?

Jérôme Bertin : "France Victimes est la fédération de 130 associations d'aide aux victimes réparties sur l'ensemble du territoire français, métropolitain et outre-mer. Fortes de 1 300 intervenants dans plus de 800 lieux d’accueil de proximité, ces associations professionnelles prennent en charge toute victime d'infraction, sur le plan de l'aide juridique, psychologique et sociale. Elles sont conventionnées par le ministère de la Justice et travaillent au quotidien avec un ensemble de partenaires pluridisciplinaire : tribunaux, commissariats, gendarmerie, hôpitaux, assureurs, avocats, médecins et, de manière générale, avec tout professionnel intervenant dans l'aide aux victimes.
La Fédération anime une plateforme téléphonique nationale d’aide aux victimes et a assuré plus de 200 jours de formation en 2017. Les juristes de plusieurs associations d'aide aux victimes sont également assesseurs à la Commission d’indemnisation des victimes d’infraction (CIVI) de leur Tribunal de Grande Instance.
Comme le FGTI, France Victimes a été créé en 1986 et nous collaborons depuis cette date."

Comment se déroule et évolue cette collaboration avec le Fonds de Garantie ?

Jérôme Bertin : "France Victimes est un partenaire de longue date du FGTI, membre de son Conseil d'administration. Les relations se sont longtemps axées majoritairement sur la formation. La multiplication des attentats et la mise en place de dispositifs dédiés de prise en charge des victimes ont amené les deux entités à largement renforcer leur collaboration. Elles se sollicitent mutuellement et échangent sur des situations individuelles afin d'optimiser toujours plus l'accompagnement des victimes et leur faciliter leurs démarches. France Victimes a participé aux différentes initiatives du FGTI tendant à introduire plus de transparence dans le processus indemnitaire à l'égard des victimes via l’édition d’un guide de l'indemnisation, la participation à des groupes de travail sur l'expertise, le retour à l'emploi… L'importance d'un travail collaboratif entre France Victimes et le FGTI les ont amenés à envisager la signature d'une convention pour formaliser ce partenariat et l’inscrire dans la durée."

Selon vous, quels sont les enjeux du Fonds avec les associations en matière d'accompagnement des victimes ?

Jérôme Bertin : "Il y a une véritable complémentarité d'action entre le FGTI et les associations France Victimes : les associations ont un rôle de "facilitateur" pour les victimes et peuvent, dans le cadre de leur accompagnement sur le long terme, leur expliquer et leur faciliter les démarches avec le Fonds. Le FGTI, lorsqu'il identifie une situation de vulnérabilité chez une victime avec laquelle il est en lien, ne doit pas hésiter à solliciter plus systématiquement les associations France Victimes. Par ailleurs, les associations ont développé des méthodes d’évaluation personnalisées des situations de vulnérabilité des victimes qui pourraient être très utiles. Une réactivité et une adaptabilité renforcées se sont mises en place pour les victimes d'actes de terrorisme, il est essentiel d'étendre ces méthodes d'intervention à toutes les victimes d'infractions susceptibles d'être indemnisées par le FGTI. L'indemnisation doit véritablement s'inscrire dans une prise en charge plus globale, empreinte d'humanité et individualisée.

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