Une équipe dédiée et renforcée au contact des victimes

Kristel
Il est important, voire rassurant pour certaines victimes de mettre un visage sur la personne en charge de leur demande, avec laquelle elles ont contact depuis plusieurs mois.”
Kristel, chargée d'indemnisation
des victimes d'actes de terrorisme.
Tout au long de la procédure d’indemnisation, chaque victime peut être amenée à rencontrer son interlocuteur dédié au Fonds de Garantie, chargé de son indemnisation. Ces rencontres peuvent se faire au cours de rendez-vous (au siège du Fonds de Garantie ou à domicile), de permanences au sein d’associations ou encore au cours des expertises médicales. Dans les jours qui suivent les attentats, des collaborateurs du Fonds de Garantie ont aussi été dépêchés sur place pour guider les victimes dans leurs premières démarches. Ce sont autant d’occasions d’approfondir l’individualisation et la personnalisation de chaque demande. Nous leur expliquons la procédure, la nature des pièces à transmettre, le détail de leur indemnisation.”

S'il existe depuis 1986, le FGTI connaît un véritable tournant en janvier 2015. En 3 ans, le Fonds de Garantie a pris en charge davantage de victimes qu’au cours des 28 premières années de son existence (4 000 victimes entre 1986 et 2015, 6 000 victimes depuis). L’équipe dédiée, dont les effectifs ont été significativement renforcés, se double, en interne, d’une task force mobilisable en cas d’attentat de masse.

Les attentats de masse survenus en France depuis 2015 ont amené le FGTI à améliorer le service rendu aux victimes, à commencer par la constitution d’une équipe dédiée. Un service exclusivement dévoué à l’accompagnement et à l’indemnisation des victimes d’actes de terrorisme a été mis en place en 2016. Il est constitué de vingt collaborateurs.
Ils bénéficient d’une solide connaissance en droit de la réparation du dommage corporel de par leur cursus universitaire mais aussi leur expérience professionnelle au sein de cabinets d’avocats, d’association d’aide aux victimes, d'autres organismes d'indemnisation. Leur sens de l’écoute, leur réactivité, leur rigueur et leur maîtrise d’au moins une langue étrangère ont contribué à parfaire l’assistance apportée aux victimes.

En 2017, le Fonds a souhaité aller encore plus loin en offrant aux victimes :

  • Une meilleure réactivité
    Les échanges ont été renforcés avec le centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères, qui active la cellule interministérielle d’aide aux victimes (CIAV) sur ordre du Premier ministre, en cas d’attaque terroriste. Une convention en ce sens a été signée le 17 juillet 2018 par son Directeur Général du FGTI avec Patrice Paoli, Directeur du CDCS. Le FGTI est informé en temps réel de tout nouvel événement dramatique, est étroitement associé au dispositif interministériel, à Paris comme sur le terrain, et peut donc adapter au mieux son action
  • Une systématisation des interventions sur place
    À la lumière de son retour d'expérience après l'attentat de Nice, il est apparu nécessaire pour le FGTI de développer les interventions sur place qui ont démontré qu’elles répondaient à une réelle attente des victimes. C'est pourquoi le Fonds a notamment envoyé rapidement des représentants sur place après les attentats de Barcelone en août 2017 et de Trèbes en mars 2018 pour aller à la rencontre des victimes.
  • La mise en place d’une organisation de crise
    Outre la constitution au sein du Fonds d'une cellule de crise mobilisable à tout moment, le FGTI a constitué une task force de 130 collaborateurs volontaires. Spécialement formés, ils sont prêts à participer à la cellule téléphonique ou, pour les spécialistes de l'indemnisation, à intervenir sur place à la rencontre des victimes, en cas de nouvel attentat de masse.
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